Burn-out : pourquoi l’entreprise doit prévenir plutôt que guérir

Souvent confondu avec d’autres maux psychologiques comme la dépression, le burn-out est défini par une récente mission d’information parlementaire comme « l’ensemble des troubles psychiques que subissent les travailleurs confrontés à un environnement professionnel délétère ». Touchant le plus souvent des individus très investis dans leur travail, le burn-out est une pathologie liée au stress professionnel, avec une dimension de surengagement des salariés. Pourquoi progresse-t-il en France ? Que peut faire l’entreprise pour prévenir le burn-out, et avec quel bénéfice ?

Un phénomène réel et désormais perçu comme tel

Depuis une quinzaine d’années, des textes de loi témoignent de la préoccupation de plus en plus grande du législateur vis-à-vis des risques pyschosociaux en entreprise :

- Loi de modernisation sociale de 2002

- Loi relative au dialogue social et à l’emploi de 2015.

Accord national interprofessionnel sur le stress en 2008, permettant de reconnaitre la possible responsabilité de l’employeur dans les maux d’ordre psychologique.

Décret du 7 juin 2016, qui a rendu possible le recours à un médecin psychiatre pour faciliter la reconnaissance d’une affection psychique en maladie professionnelle.

Enfin, une mission parlementaire a proposé, le 15 février, 27 mesures pour reconnaitre et «mieux cerner la réalité» du burn-out dans un rapport au titre éloquent : « L’épuisement professionnel ou burn-out, une réalité en manque de reconnaissance ». Si ces recommandations aboutissent, le « syndrome d’épuisement professionnel » rejoindra le tableau officiel des maladies professionnelles à la 99e place... après la sciatique !

À présent, posons-nous la question. Est-on obligé d’attendre cette hypothétique reconnaissance pour agir ? Faut-il vraiment une obligation légale aux employeurs pour entrer dans une vraie logique de prévention des RPS (risques psychosociaux) et du burn-out, alors qu’ils ont tout à gagner à le faire dès maintenant ?

Mais d’où vient cette explosion des burn-out ?

Prévenir le burn-out, c’est d’abord se demander pourquoi ce syndrome progresse, ce qui revient à poser la question suivante : pourquoi l’entreprise d’aujourd’hui serait-elle plus stressante que celle d’hier ? Si plusieurs éléments comme le chômage et la peur de perdre son emploi expliquent ce fait, l’une des causes majeures est, paradoxalement, l’accélération brutale des progrès technologiques. Certes, ces derniers ont éliminé les tâches les plus pénibles, les plus répétitives. Mais la digitalisation de l’entreprise amène à repenser structurellement les organisations, les façons de travailler, le rapport au travail lui-même. Un bouleversement qui ne va pas sans dommages collatéraux :

- la porosité vie personnelle / vie professionnelle

Le phénomène de l’hyperconnexion, dont s’est emparé le législateur, en est la preuve : le numérique a favorisé l’effacement de la frontière entre vie personnelle et professionnelle. Répondre à des emails le soir, préparer une note et l’adresser à son supérieur à minuit en vue d’une réunion le lendemain, c’est faire entrer le travail dans la sphère privée. Une boite de Pandore a été ouverte, qui n’est pas près de se refermer au vu de l’expansion du télétravail et du nomadisme.

- l’adaptabilité subie

Un environnement en constante mutation oblige les entreprises, désormais en quête permanente d’agilité, à des changements fréquents d’organisation, de processus, d’outils, à des redéploiements d’effectifs. Il en résulte chez de nombreux salariés, contraints de s’adapter sous peine d’être écartés ou licenciés, de l’anxiété, une perte des repères, une remise en question de leurs compétences, l’impression d’être « dépassés ».

- l’intensification du travail

Les technologies ont permis de travailler plus efficacement et plus vite, mais ce bénéfice en est-il un pour le salarié si, sous prétexte d’outils plus performants, les tâches se multiplient à outrance ? Nombre de statistiques, études, témoignages de médecins du travail et de syndicalistes s’accordent sur ce point : le travail se densifie, les cadences s’accélèrent, les plages de « respiration » tendent à disparaitre. L’email, mode de communication roi, permet aux managers de multiplier commodément les demandes. L’accumulation de celles-ci dans leur boite de réception pousse les salariés à travailler « au fil de l’eau », sur plusieurs sujets à la fois, en parant en permanence au plus pressé. Le sentiment de fierté du travail soigné, fait dans les règles de l’art, disparait.

Ces divers éléments participent tous d’un facteur de burn-out majeur : le sentiment d’insécurité psychologique.

Développer la QVT, la meilleure prévention du burn-out

Sans sécurité psychologique, pas de salarié heureux ! Restaurer cette sécurité psychologique apparaît comme l’une des conditions sine qua non pour prévenir les risques psycho-sociaux dont le burn-out est l’expression ultime. Beaucoup plus que l’installation d’un baby-foot ou de plantes vertes dans les locaux, la création d’un climat psychologiquement sain pour les salariés passe par la mise en place d’une politique de QVT sérieuse et efficace.

Dirigeants et DRH doivent en prendre conscience : l’organisation du travail et le management sont des sujets centraux de toute politique de QVT visant un bénéfice pérenne. Libérer la parole des salariés, dans ces domaines comme dans tous les autres, est essentiel. Dès lors, il est important de s’appuyer sur une solution permettant de mesurer anonymement la QVT perçue, salarié par salarié, mais également à même d’actualiser régulièrement cette mesure. L’accompagnement de la démarche, clé du succès de celle-ci, fera l’objet d’un article spécifique.

 

Mettre en place une vraie politique de QVT, impliquant l’ensemble de l’entreprise, est à ce jour le meilleur et le seul moyen de prévenir le burn-out et d’autres risques psychosociaux. D'autant que traiter les conséquences de l’épuisement professionnel ne rend en rien le travail plus attractif et productif. Il est donc impératif d'engager une véritable démarche de qualité de vie au travail qui accroit la performance des salariés, les engage, les fidélise... et diminue spectaculairement l’absentéisme.


Sieste au travail, autonomie, droit à la déconnexion, burn-out : la revue de presse et du web QVT

Si l’autonomie des salariés a un effet direct sur leur bonheur et leur absentéisme, l’impact du droit à la déconnexion sur la qualité de vie au travail (QVT) semble moins évident. La sieste n’aurait-elle pas de meilleures vertus ? Par ailleurs, les risques psychosociaux subis pendant la vie active ont des conséquences négatives sur le très long terme, au-delà même de la retraite ! Une raison de plus pour les politiques de s’emparer de cette thématique dans le cadre de la présidentielle ?

La hiérarchie « à la française » menace l’autonomie

Les salariés aimeraient disposer de plus d’autonomie sur leur lieu de travail, mais est-ce possible s’interroge Le Monde (12 Février) ? Dans les entreprises françaises, la « distance hiérarchique » entre les équipes et les dirigeants est l’une des plus élevées des pays développés, ce qui réduit d’autant la capacité des sociétés à accorder davantage de liberté aux salariés. Pire, l’autonomie au travail semble régresser du fait de la multiplication des normes internes qui encadrent l’activité, et des process de reporting visant à mesurer la performance...

Parallèlement, France3 Hauts-de-France (15 Février) montre un exemple réussi d’amélioration du « bonheur au travail » grâce à une plus forte responsabilisation des salariés. Le reportage mène l’enquête au sein de l’entreprise Pro-Fil dans l’Oise qui a initié un bouleversement complet de sa hiérarchie : certains salariés sont devenus des « coordinateurs » auprès de la direction et gèrent désormais des groupes de 15 personnes. Les employés se disent heureux de pouvoir « s’organiser entre eux sans pression », ce qui a eu des résultats positifs en terme d’absentéisme.

Du droit à déconnexion au droit à la sieste ?

La loi sur le « droit à la déconnexion » peut-elle avoir un réel impact sur la QVT des salariés ? Une tribune publiée sur Le Huffington Post (2 Février) pointe le fait que l’obligation de négocier (entrée en vigueur au début de l’année) soit limitée aux entreprises de plus de 50 salariés, alors que la majorité des français travaillent dans des entreprises de taille inférieure et que nombre de grosses sociétés ont déjà adopté des mesures allant dans ce sens. Par ailleurs, l’auteure se demande où se situe le vrai problème : est-ce l’heure à laquelle sont reçus les emails ou plutôt leur quantité ? De son côté, le site Miroir Social (24 Février) propose des pistes pour négocier la déconnexion.

La directrice générale de l’entreprise digitale RetailMeNot explique dans Les Echos (11 Février) les 4 bonnes raisons d’autoriser la sieste sur le lieu de travail. Selon Anne-Marie Schwab, instaurer une salle de repos permet d’améliorer la productivité des salariés, de leur offrir un espace au calme pour réfléchir, de renforcer le sentiment de fierté, et ainsi d’attirer de jeunes talents.

Les risques psychosociaux ont des effets... sur les retraités !

Le Conseil d’orientation des retraites a mis en ligne une étude originale portant sur l’impact des risques psychosociaux (RPS) au travail sur la santé des retraités. L’auteur Thomas Barnay explique la méthodologie employée et les résultats obtenus dans un article publié sur The Conversation (19 Février). L’étude menée sur un échantillon de plus de 3000 retraités démontre qu’une exposition passée aux RPS a des effets négatifs lourds sur la santé psychique des retraités, et accroissent très sensiblement la probabilité de déclarer sur le long terme des « troubles anxieux, des dépressions, des consommations d’anxiolytiques, de somnifères et d’antidépresseurs ».

L’occasion sans doute de reconsidérer l’idée reçue selon laquelle seules les nouvelles générations espèrent bénéficier une meilleure qualité de vie au travail, alors qu’il s’agit en réalité d’une attente transgénérationnelle qui touche toutes les catégories de population.

Les politiques vont-ils s’emparer du sujet du burn-out ?

La fédération des intervenants en risques psychosociaux a envoyé un manifeste (10 Février) aux candidats à l’élection présidentielle, les incitant à faire émerger la question du bien-être au travail dans le débat public. Trois arguments sont listés pour faire de cette question un enjeu national : améliorer la compétitivité, optimiser l’efficacité de l’administration, et maîtriser la dépense sociale. Des objectifs réalisés grâce aux économies potentielles sur les coûts liés à l’absentéisme, au burn-out et aux maladies professionnelles. La fédération souhaite également la création d’un comité d’experts pour déterminer le coût de la « non-santé au travail ».

La mission d’information relative au « syndrome d’épuisement professionnel » a publié un rapport parlementaire (15 Février) proposant d’assouplir les conditions requises pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle, notamment en abaissant le taux minimal d’incapacité permanente partielle (IPP). Elle souhaite en outre l’intégration des risques psychosociaux dans le champ « égalité professionnelle et qualité de vie au travail » de la négociation annuelle obligatoire, ainsi que l’inscription du burn-out dans les tableaux des maladies professionnelles bien qu’elle estime que cet ajout ne sera possible que lorsqu’une définition médicale aura été adoptée.


Sport, burn-out, QVT des soignants : la revue de presse et du web QVT

Le sport pour muscler la QVT est une idée qui fait son chemin ! C’est ce qu’indiquent la sortie d’une étude, d’un ouvrage ou les récentes Assises Sports et Entreprises. Deuxième thème de cette revue de presse et du web QVT, les métiers présentant des risques de burn-out élevés et l’impact de l’activité choisie sur l’épanouissement. Quant au plan de QVT destiné aux soignants et annoncé par Marisol Touraine, il est regardé avec beaucoup de circonspection par les intéressés...

Le sport, quel souffle pour la QVT !

S’il est communément admis que le sport est bon pour la santé, il est moins connu qu’il l’est aussi pour l’entreprise. C’est pourtant ce que tend à montrer une étude de Décathlon pro dont le Figaro (15 déc) commente les résultats. Parmi de nombreux chiffres éclairants, on retiendra que, pour 83 % des sondés, l'approche sportive d'une entreprise en dit long sur son identité. Et que, pour 56 % d’entre eux, les entreprises qui se soucient de la valeur «sport» sont celles qui se soucient de leurs collaborateurs.

Blog hébergé par le Figaro, L’observatoire du sport business (14 déc) lie également pratique sportive et QVT en annonçant la sortie de l’ouvrage « Sport, Activité physique et Qualité de vie au travail », de Sylvain Landa. Directeur adjoint du think tank Sport et Citoyenneté, ce dernier a présenté son recueil sur les liens entre activités physiques et sportives et qualité de vie au travail lors d’une conférence organisée à l’Audencia Business School le mercredi 14 décembre.

Le sujet intéresse aussi l’Équipe, qui pose dans un article (23 nov) la question de « l’impact du sport sur le salarié et l’entreprise ». Le site du quotidien sportif revient sur les Assises Sport et Entreprises (22 nov) et sur le guide pédagogique du sport en entreprise réalisé par le CNOSF (Comité national olympique et sportif) qui y a été présenté. Parmi les objectifs de ce guide, aider les entreprises souhaitant mettre en place des initiatives de promotion de l'activité physique et sportive dans leurs stratégies et pratiques managériales.

Burn-out : les métiers à risque

Le burn-out apparaît réellement comme l’un des mots de notre temps à éradiquer. Dans quelles professions est-on le plus exposé ? Plusieurs supports se sont fait l’écho d’une étude de l’Autorité sanitaire américaine sur la question, reprise par la version britannique du magazine Marie-Claire.

Émanation de régionsjob, le site blog-emploi.com (2 déc) présente ainsi « les 17 métiers les plus susceptibles de vous mener au burn-out ». Les fonctions de conducteur de transports en commun, celles d’ouvrier et d’employé dans les services à la personne font partie du top 5. Le site rappelle qu’en France les agriculteurs, employés et ouvriers ont un risque de décéder par suicide deux à trois fois plus élevé que celui des cadres.

Sur le même thème, le Monde (7 déc) pose une question sur laquelle chacun a pu s’interroger un jour dans un article intitulé « Entre un métier fun ou safe, faut-il absolument choisir ? ». Parmi les nombreux et intéressants exemples de personnes ayant fait le choix de placer leur épanouissement avant la sécurité, le quotidien cite le cas d’un diplômé de l’Ecole des mines de Douai qui, après six ans dans le monde de l’industrie et un burn-out, a ouvert son cabinet de naturothérapie. « Mes revenus ont été divisés par 5 environ, mais mon sourire multiplié par 500 au moins », témoigne l’intéressé.

Reste, d’après le site radins.com (9 déc), que « si une liste des métiers [à risque de burn-out élevé] devait se faire en France, les métiers qui sortiraient en premier seraient sans doute les agriculteurs, les professionnels de santé, les chefs d'entreprises et les employés et ouvriers peu qualifiés ».

Réactions au plan de QVT pour les soignants de Marisol Touraine

 La réflexion de radin.com a du vrai en ce qui concerne les métiers de la santé en France, comme le confirme le plan que vient de dévoiler Marisol Touraine pour « soigner ceux qui nous soignent » et auquel nous avons consacré un article sur ce blog. Les réactions des soignants à l’annonce de ce plan se font entendre. Sur le site infirmier.com, un long article (7 déc) détaille le point de vue des syndicats et organisations qui, « après les paroles, veulent maintenant des actes ». Le site Pourquoi Docteur (6 déc) rapporte les doutes du Pr Bernard Granger, vice-président de l’Association Jean-Louis Mégnien, sur l’impartialité des solutions de médiation « lorsque quelqu'un se plaint d’être maltraité, qu’il existe des dissensions ou des conflits ». Le professionnel souhaite des médiations « claires, transparentes dans le cadre d’une procédure paritaire pour garantir son impartialité ». Le site jim.fr (journal international de médecine, 6 déc) se fait lui aussi l’écho de la circonspection des soignants, et se demande si la ministre n’est pas « dans le déni » en ce qui concerne le harcèlement. Sur le site de France Bleu (7 déc), un sujet audio témoigne de la défiance des personnels médicaux, par exemple dans le Vaucluse.

En attendant la mise en place des mesures du plan Touraine, rappelons que l’association SPS (soins aux professionnels de santé), suite à une enquête effectuée par Stethos parue en octobre 2016, vient tout juste de lancer un numéro vert destiné aux soignants en situation de détresse ou de burn-out.

Nous vous donnons rendez-vous en 2017 pour une prochaine revue de presse et du web sur ce blog. D’ici là, portez-vous bien !


Compétitivité, burn-out et brown-out… la revue de presse et du web QVT 

Le lien entre QVT et compétitivité a beau être évident, on ne peut que se réjouir lorsqu’une étude sérieuse le confirme avec une certaine résonnance, ce qui est le cas en ce moment. Parmi les pathologies directement liées aux problématiques de QVT, le burn-out ne touche pas que les populations salariées et le brown-out commence à se faire connaître...

La QVT levier de compétitivité

Publiée mardi 11 octobre, une étude menée conjointement par La Fabrique de l’Industrie, le think-tank Terra Nova et le réseau Anact-aract (Association nationale pour l’amélioration des conditions de travail) a été largement commentée sur les sites Internet des grands supports de presse.

Ainsi que l’explique Terra Nova sur son propre site, la relation entre QVT et performance est une question qui a été mille fois débattue, mais le lien existe bel et bien. « De nombreux travaux scientifiques, en particulier européens, le prouvent. L’amélioration de la QVT est un levier pour soutenir les politiques de montée en gamme des produits et services, de différenciation concurrentielle vis-à-vis des pays à faible coût de main-d’œuvre, et pour prendre le virage de la révolution numérique. »

La compétitivité, un argument-choc pour le Figaro (11 octobre), support dont les recommandations de Terra Nova ne sont pourtant pas forcément la tasse de thé. Sur le site du quotidien, le titre de l’article est parlant pour les codir et les actionnaires : « Les entreprises où les salariés s'épanouissent le plus sont celles... qui rapportent aussi le plus ». La suite de l’article pointe que « dans les entreprises, un euro investi en prévention des risques psychosociaux se traduirait par un à treize euros d'économies de coûts ».

Les Echos (11 octobre) se sont également penchés sur les résultats de l’étude à travers un article bien structuré. Celui s’intéresse notamment à la baisse d’autonomie des salariés dans leur travail et au faible taux d’absentéisme chez les entreprises favorisant l’engagement. Il insiste aussi sur l’importance de la mise en place de « nouvelles organisations favorisant un management de proximité ».

Le burn-out brûle toujours...

L’intérêt de la presse pour le burn-out, phénomène hélas bien connu désormais, ne faiblit pas. Deux articles viennent opportunément nous rappeler que les salariés ne sont pas les seuls menacés.

Le premier, de l’Express (9 octobre), montre que personne n’est à l’abri de cette pathologie. Sous le titre « Quand le coach fait un burn-out », nous découvrons comment Thierry Chavel, coach de dirigeants à succès, s’est retrouvé piégé dans cette mécanique... et aussi comment il s’en est sorti. Le second, paru sur le site juridique droit-inc.com (17 octobre), propose un « kit de survie » à l’intention des avocats, « un métier très demandant » qui « expose à des transferts de frustrations et d’autres sentiments, souvent négatifs, de la part des clients ».

Le burn-out reste cependant un phénomène largement lié au salariat. En attendant la mise en place d’une solution de QVT sérieuse dans leur entreprise, ceux qui redoutent le burn-out pourront toujours lire l’interview des trois auteures du livre Les clés du burn-out sur le site de Ouest-France (17 octobre). Au cours de cet échange, ces spécialistes observent que « de plus en plus d’entreprises sont d’accord pour en parler, alors qu’avant c’était tabou ». Un signe encourageant !

... et le brown-out se fait connaître

 Le burn-out est un phénomène connu du grand public, le bore-out commence à l’être. GQ Magazine nous parle à présent du brown-out. Sur le site du mensuel masculin (14 octobre), l’article décrit cet état psychique provoqué par « l’incompréhension d’un monde du travail absurde », poussant le salarié vers « un désinvestissement progressif ». Les féminins Elle (14 octobre) et Marie-Claire (17 octobre) s’emparent aussi du sujet et y sensibilisent leurs lectrices.

Plus analytique, Le Monde (13 octobre) se montre lui aussi interpellé par le phénomène et explicite comment « la perspective d’un salaire régulier finit par entrer en opposition avec le caractère rebutant des missions qui sont confiées ». Et comment, aussi, le désinvestissement « est logique, lorsque l’on constate que la vie de bureau sollicite non pas la meilleure, mais la pire part de soi-même ».

Nous vous donnons rendez-vous dans un mois pour une nouvelle revue de presse et du web consacrée à la QVT. D’ici là... portez-vous bien !