Retour sur les principaux enseignements de l’étude Ifop Wittyfit Siaci Saint-Honoré menée entre le 17 et le 22/11/2020 sur +1000 personnes représentatives de la population française salariée. 

Après l’électrochoc causé par le premier confinement en mars 2020, les salariés français qui expérimentaient le télétravail souvent pour la première fois avaient livré leurs ressentis. Un AVANT et APRES-COVID se dessinait déjà avec des attentes très fortes. Après 6 mois, et un second confinement, est-ce que leur regard a changé ? Nous sommes allés interroger de nouveau les français avec l’IFOP et le groupe Siaci Saint Honoré. 

 

Télétravail : une France divisée 

Ce second confinement signe le retour massif des salariés sur leur lieu de travail. Malgré le contexte sanitaire, les habitudes de travail ont la vie dure. Plus des deux tiers des salariés français déclarent avoir plus souvent travaillé sur site. 61% des interrogés disent même n’avoir jamais télétravaillé depuis l’annonce de ce confinement. 

Ce constat laisse un goût amer aux salariés : près d’un tiers d’entre eux vivent assez mal le fait que leur hiérarchie passe outre les recommandations gouvernementales en matière de télétravail. 

Pour les cadres bien plus concernés par le télétravail, la situation n’est pas idyllique pour autant. 34% évoquent la perte de liens directs avec leurs collègues. Parmi les autres sujets de friction, les salariés font aussi référence aux problèmes techniques rencontrés au quotidien et, enfin, au difficile équilibre entre vie personnelle et professionnelle, composante essentielle à la Qualité de Vie au Travail.

Certains points de vigilance doivent particulièrement alerter. En tête, le sentiment d’une charge de travail accrue par rapport au premier confinement. Ils sont 32% à penser qu’elle s’est détériorée. Cette surcharge de travail couplée à l’effacement de la frontière entre vie privée et vie professionnelle, sont autant de facteurs à risques pour l’entreprise. Des risques sociaux-professionnels plus difficiles à détecter, à distance. 

Des salariés fatigués mais confiants ! 

Le stress et l’inquiétude, toujours en filigrane, laissent place en premier lieu à la fatigue : +10 points entre le premier et le deuxième confinement

Cette charge mentale affecte davantage les femmes. “Fatiguées, inquiètes, stressées” : elles sont 70% à utiliser un terme négatif pour décrire leur état d’esprit. 

De manière assez paradoxale, mais en cohérence avec la première édition de l’étude, 68% des salariés français font non seulement confiance à leur entreprise mais restent aussi confiants quant à leur propre situation professionnelle (65%). Si le moral des salariés français n’est clairement pas au zénith, ils n’en restent pas moins optimistes, à contre-courant des déclarations médiatiques. 

Comment interpréter cet optimisme ? Bien conscients des enjeux sanitaires, les salariés français se recentrent sans doute sur l’essentiel :  leur santé et celle de leurs proches. Des déclarations qui laissent ainsi transparaître une certaine résilience. L’envie de se relever de la crise et d’avancer.

‘’61% des interrogés disent n’avoir jamais télétravaillé depuis l’annonce de ce confinement.’’

Les attentes des salariés et des managers pour l’entreprise de demain

Les salariés français persistent et signent. Le souhait d’un changement profond dans leur rapport au travail se confirme au travers de plusieurs priorités : 

  • une meilleure conciliation entre vie professionnelle et personnelle ; 
  • une volonté de travailler différemment ;
  • recourir davantage au télétravail

Les salariés expriment également un fort besoin de reconnaissance de la part de leur supérieur hiérarchique. Cette attente n’est toutefois pas nouvelle. Année après année, les salariés français estiment qu’ils ne sont pas suffisamment reconnus. Fin septembre 2020, une timide majorité semble satisfaite sur ce sujet, contre 71% des salariés allemands et 63% des salariés anglais. 

Côté managers, une prise de conscience a bel et bien eu lieu : 66% des managers de plus de 5 personnes confirment que la crise a fait évoluer leur rôle. Ils se disent à la fois soutenus dans ce changement et encouragés par leur direction. En effet, plus des ⅔ tiers des managers assurent être régulièrement informés par leur hiérarchie et 68 % considèrent que leurs remarques trouvent un réel écho auprès de la direction. La preuve par les chiffres que les managers sont à la manœuvre pour faire bouger les lignes ! 

Découvrez l’infographie de la deuxième édition de l’étude réalisée par l’Ifop pour Wittyfit et Siaci Saint-Honoré : le moral et les attentes des salariés – Vague 2, second confinement. 

Curieux de comparer les résultats de cette deuxième édition avec la première étude ? C’est par ici !